Dans le cadre de la septième édition du projet Planète Solidaire,
les étudiants de l’ISG doivent travailler sur la thématique de l’engagement.
Ils ont 3 mois pour transformer une intention en une action immédiate, visible et mesurable.
Le manque d’engagement chez les jeunes : idée reçue ou réelle ?
La thématique de cette nouvelle édition du projet Planète Solidaire est née d’un constat observé dernièrement au sein de notre société : les jeunes ne sont pas assez engagés.
Mais alors, fait avéré ou simple théorie ?
L’ISG a tranché.
Les jeunes ne sont pas désengagés.
Ils s’investissent quand ils ont de bonnes raisons de le faire.
Une bonne raison, c’est un impact immédiat, un résultat visible et un effet mesurable.
On appelle cela la « théorie des bonnes raisons ».
La théorie des bonnes raisons
La théorie des bonnes raisons postule que tout comportement humain est rationnel, à condition de le replacer dans son contexte. Contrairement à l’idée que parfois nous prenons des décisions par des forces inconscientes ou des choix irrationnels, cette approche affirme que l’être humain est un acteur qui cherche à donner du sens à ses actions en fonction de sa situation particulière.
Le paradoxe de l’engagement
Selon les dernières données du Baromètre INJEP (2025), si l’envie d’agir reste forte chez les 18-25 ans, l’engagement associatif classique accuse un recul marqué.
Les structures rigides et les adhésions à long terme ne correspondent plus aux attentes d’une génération en quête d’immédiateté et de flexibilité.
Ce désengagement apparent cache en réalité un immense réservoir de compétences inexploité. L’étude France Bénévolat souligne que 17% des jeunes franchiraient le pas si on leur proposait des missions concrètes, valorisantes et limitées dans le temps.
Le fossé se creuse : d’un côté, des associations et entreprises sociales en quête de bras et d’expertises ; de l’autre, des étudiants désireux de donner du sens à leurs études mais freinés par des formats d’action obsolètes.
C’est pour combler ce vide que la septième édition de Planète Solidaire a été créée.
La thématique de cette année : l’engagement
Planète Solidaire 7 naît de ce constat : il existe un fossé entre le besoin réel des structures (associations, entreprises engagées) et la volonté des jeunes de contribuer.
En remplaçant le bénévolat traditionnel par un modèle de « missions projet » agiles, nous permettons aux étudiants de mettre leur créativité et leurs expertises au service de causes qui les touchent. Véritable laboratoire d’engagement, le projet devient à la fois une démonstration pédagogique, une prise de position institutionnelle et un levier d’image nationale.
Cette année la mission consiste à identifier les freins réels de l’engagement chez les jeunes et de donner de bonnes raisons pour agir.
Les étudiants conçoivent, testent et mesurent un dispositif capable de mobiliser des jeunes.
Ils ont le choix de l’axe à prendre pour témoigner de l’engagement chez les jeunes. Par exemple, ils peuvent choisir de s’engager sur :
- L’environnement
- La politique
- Les minorités
- L’entrepreneuriat
- L’écart intergénérationnel
Une fois leur cause d’engagement déterminée, ils doivent interroger différents acteurs concernés afin de constater un frein réel ou non à l’engagement des jeunes. Puis mettre en place une action permettant de mobiliser les jeunes, leur trouver une bonne raison d’agir. Ce dispositif doit être tester en situation réelle et l’impact doit être mesuré.
Un projet pédagogique
Planète Solidaire rassemble de nombreux objectifs d’un point de vue pédagogique qu’il serait impossible de voir dans un simple cours donné en classe :
- Comprendre les freins réels à l’engagement
- Apprendre à diagnostiquer un problème terrain
- Concevoir un dispositif concret
- Gérer un micro-budget
- Mesurer un impact réel
- Travailler en équipe
Cela permet aux étudiants de développer rapidement des compétences essentielles pour leur future vie professionnelle : gestion de projet, établissement de diagnostic, capacité d’innover, mesure d’impact, responsabilité d’un projet mené de A à Z.
Déroulé du projet
S’étalant sur quasiment trois mois, les étudiants seront accompagnés et coachés par des professeurs qui les guideront du début jusqu’à la finalisation de leur dossier et soutenance devant le jury final.
Chaque projet est jugé selon la compréhension de l’exercice, la conception du dispositif d’engagement, la mise en place d’actions réelles et sur l’impact mesuré de ces actions.
Planète Solidaire 7 consiste à transformer une intention en action immédiate, visible et mesurable.
Prochain rendez-vous, le lundi 4 mai afin d’assister aux présentations des projets finalistes et découvrir les dossiers finaux des étudiants !