Ethique, effet de mode ?

L’ISG Programme Business & Management 3+2 organise cette année des « Carrefours Culturels » sur le thème de l’éthique. Dans le cadre de grandes conférences, des personnalités d’influence du monde économique interviennent chaque mois sur des thèmes de société. La dynamique interactive des échanges sollicite la réflexion et la capacité d’analyse économique des étudiants.

Ces conférences sont données à Paris et retransmises en direct dans les 6 autres campus. Des personnalités d’influence viennent ainsi partager avec les étudiants leur regard sur l’avenir. Au-delà de la seule transmission de savoirs, ces événements visent à former les auditeurs à la pensée critique.

Thème de cette conférence : « éthique, effet de mode? »

Les étudiants ont eu le plaisir de recevoir le 17 octobre dernier Carole Simonnet, Docteure en sciences de gestion du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), spécialisée dans l’éthique et les comportements des acteurs dans le secteur financier ; Yves-Thibault de Silguy, Vice-Président Administrateur référent- Vice Chairman & Lead Director of the Board of Directors- Vinci ; Michel Dubreuil, Président Comité d’éthique Comité Ile de France Rugby et Yves Charpenel, Président de la Commission déontologie, Hôtel de ville de Paris et Premier avocat général à la Cour de Cassation.

L’éthique est au cœur des débats publics et permet d’analyser et de réformer les problématiques sociétales engendrées par les rapides évolutions du monde et les innovations, dont les retombées induites sont lourdes de conséquences. La participation des citoyens à ces réflexions apparaît alors comme indispensable pour leur permettre d’en comprendre les enjeux et les opportunités.

L’éthique est un enjeu de société. En effet, cette valeur émergente impacte les relations entre les autorités publiques et le monde de l’entreprise.

Ainsi, dans le domaine de la finance, la crise financière de 2007/2008 a révélé des « comportements vicieux et déviants » qui ont eu des conséquences sur l’ensemble du système. Dès lors, le recours à davantage d’éthique est une revendication de la société civile, afin d’introduire (ou de réintroduire) des comportements loyaux et honnêtes de la clientèle comme des autorités. Dans les médias, la réaction des régulateurs financiers face à des pratiques contraires à un comportement éthique ont montré que cette éthique, qui est en principe un gage de responsabilité pour une entreprise, n’était qu’en réalité bien souvent qu’une « éthique d’apparence ».

Dans ce cadre, les entreprises ont également un rôle déterminant en matière d’éthique, à l’image du groupe Vinci. Cette entreprise a pour objectif la performance globale tout en restant attachée aux valeurs humanistes. Pour ce faire, le modèle managérial éthique est le garant de la cohésion de l’entreprise en inclusion des valeurs de partage :

  • Agir en employeur responsable.
  • Assurer la sécurité de chaque collaborateur.
  • Garantir l’égalité des chances pour tous.
  • Partager les fruits de la croissance.
  • Encourager l’engagement citoyen des salariés.
  • Déployer une politique d’éco-efficacité.
  • Réduire l’impact des activités.
  • Développer l’innovation participative.
  • Favoriser la recherche sur l’écoconception et la ville durable .

Dans le même ordre d’idées, le sport est également un point fondamental pour l’éthique. Ainsi, le 15 février 2017, le Sénat a adopté, à l’unanimité, la proposition de loi de Dominique Bailly et Didier Guillaume visant à préserver l’éthique du sport, à renforcer la régulation et la transparence du sport professionnel et à améliorer la compétitivité des clubs.

 

Posté le: 25-10-2017