[Bordeaux] Mon stage au Vietnam, mélange d’aventures et d’apprentissage

Alix Sauzedde, étudiante de 2ème année à l’ISG Programme Business Management 3+2  Bordeaux, a effectué son stage international au Vietnam, où elle a vécu une expérience dépaysante et inoubliable. Restez avec nous pour en savoir plus sur ses aventures et son stage !

 

Bonjour Alix !

 

  • Parles-nous un peu de ton entreprise :

 

Depuis un peu plus de 2 mois et demi, je travaille pour NIFTIT, une entreprise de consulting spécialisé dans les technologies Microsoft SharePoint et Office 365. NIFTIT aide les entreprises de toutes tailles à optimiser, personnaliser et coordonner leurs espaces de travail. A l’école, nous utilisons Office 365 par exemple. NIFTIT est capable, dans ce cas, d’en améliorer les fonctionnalités, d’ajouter du contenu (pages Facebook, intranets) pour faciliter la collaboration entre les étudiants et l’administration, et améliorer l’organisation de la plateforme.

La société a été fondée il y 4 ans à New-York et exerce en Amérique du Nord, en Asie du Sud-Est (Hong Kong et Ho Chi Minh) et prochainement en Europe (Paris). L’équipe est composée de collaborateurs internationaux parlant tous plusieurs langues. C’est une entreprise jeune, dynamique et très ambitieuse.

 

 

  • Pourquoi as-tu choisi d’aller au Vietnam ?

 

J’ai toujours eu envie de travailler en Asie, c’était mon rêve d’enfance de voyager là-bas. Lorsque j’ai vu que le stage me permettait d’aller au Vietnam, je n’ai pas hésité une seule seconde. Même si je visais les pays d’Asie du Nord–Est (Corée du Sud, Japon) ainsi que la Chine, le Vietnam était parfait pour une première approche et pour expérimenter le dépaysement total.

Pour un premier stage à l’international, je trouvais qu’un pays en voie d’expansion comme le Vietnam était tout à fait intéressant et plein de nouveaux challenges. Je savais que j’allais avoir du travail à fournir et que je n’allais pas être traitée comme la ‘stagiaire stéréotypée’ à qui on ne confie que des tâches mineures.

 

 

  • Que conseillerais-tu comme approche à un étudiant en recherche de stage ?

 

Oser, il faut oser ! Le stage qui m’a été proposé était normalement destiné à des élèves de 3ème année, mais comme il m’intéressait vraiment, j’ai postulé. Je n’ai pas hésité en me disant “ce n’est pas de mon niveau” ou encore “je ne sais pas faire ça”. J’ai envoyé mes documents et j’ai passé mes entretiens avec brio. Il ne faut pas avoir peur de ne pas savoir faire quelque chose ! Mettez l’accent sur votre envie d’apprendre, votre énergie, mettez en avant ce que vous savez faire de mieux et ce que vous souhaitez apprendre et soyez honnête. Allez-y de front et je dirais même, ayez du culot, vous n’avez rien à perdre et tout à gagner !

 

 

  • As-tu des conseils pour les étudiants se préparant pour un stage à l’étranger ?

 

Alerte aux étudiants procrastinateurs comme moi ! (rires) Un stage à l’étranger, c’est comme une compétition sportive, la clé, c’est la préparation. J’ai fait l’erreur de préparer mon départ seulement 1 mois avant… Problème de passeport, des milliards de papiers à fournir, trouver un logement, bref, l’enfer sur terre. J’aurais pu m’éviter un pic de stress si j’avais tout planifié à l’avance !

Prenez le temps de faire des recherches sur tous les documents, vaccins et autres pièces que vous devez fournir, vérifiez la validité de vos papiers, renseignez-vous auprès de votre mutuelle étudiante pour connaître votre couverture à l’étranger, prenez du temps pour vous trouver un logement et calculez la distance par rapport à votre lieu de travail. Prévoyez vos moyens de déplacements. J’ai eu la chance de faire un stage dans un pays où tout est plus ou moins facile, je pouvais gérer un problème de scooter en moins d’une heure, trouver une chambre d’hôtel pour mes voyages en 10 minutes et même arranger des problèmes de VISA en passant un coup de fil à une amie Vietnamienne. Vous n’aurez peut-être pas cette chance dans d’autres pays. Alors PLA-NI-FIEZ.

 

 

  • Quelles sont tes missions principales ?

 

NIFTIT est en pleine phase d’expansion sur le marché Européen. Ma mission principale fut d’analyser la concurrence existante, dans un premier temps sur le secteur de l’IT et dans un second temps sur la concurrence directe sur les solutions Microsoft SharePoint et Office 365. J’ai également commencé l’élaboration de la data base européenne (partenaires potentiels, concurrents, potentiels clients…etc.) avec l’aide de ma collègue Data Analyste et je suis entrée en contact avec différent prospects via des campagnes d’emailing. En travail de fond, j’ai aussi participé à l’organisation des évènements SharePoint de la société.

 

 

  • Cela a un rapport avec ton projet professionnel ?

 

Je n’ai pas de projet professionnel défini. Cependant, j’ai un profil plutôt orienté business. Le business développement faisait partie des métiers que je souhaitais expérimenter et mon stage le confirme. C’est définitivement un métier qui a une chance de faire partie de mon futur.

Toutes les facettes professionnelles que je voulais découvrir, comme connaitre les méthodes pour développer une activité à l’étranger, savoir s’exprimer et tenir des meetings avec de potentiels partenaires, étudier la concurrence, autant de choses que je souhaitais apprendre, j’ai eu la chance de les mettre en pratique pendant ce stage.

 

 

  • Décris-nous ton stage en 3 mots :

 

Responsabilité : La notion de stagiaire est très différente ici. Lorsque je suis arrivée, on m’a directement considéré comme membre de l’équipe et assigné mes premières tâches. On m’a confié des tâches à responsabilité que je n’imaginais pas pour une étudiante de deuxième année et j’ai été soutenue à toute les étapes.

 

Partage : La notion de partage est EXTRÊMEMENT différente ici. Je n’aurais jamais pensé être capable de partager mon assiette le midi ou laisser quelqu’un piocher dans le même plat que moi sans faire un meurtre (rires). Mais c’est possible ! Et tout le monde le fait. Je crois que, maintenant, j’aurais même du mal à ne plus le faire, c’est tellement plus convivial et il y a possibilité de goûter à tout !

 

Ladies’ night : faire un stage au Vietnam, c’est allier effort et réconfort, alors comment parler du Vietnam sans parler des Ladies’ night et de la night life Vietnamienne ? Le concept est simple, si vous êtes une femme, les breuvages alcoolisés sont gratuits de 20h30 à 1h. Sachez mesdemoiselles que, d’après mon expérience certaine, il est possible de faire la fête 4 jours sur 7 sans dépenser 1 centime.(Ps : boire ou conduire il faut choisir ! Mais pas d’inquiétude, ici un Uber scooter c’est entre 0,20 centimes et 2 euros)

 

 

  • Quelle est une leçon as-tu apprise au cours de ce stage ?

 

Une leçon très importante que j’ai apprise dès mon arrivée, que je continue d’apprendre tous les jours et dont je devrais encore certainement tirer des leçons dans le futur, est comment travailler en groupe avec des collègues ayant une culture différente. Au bureau, je travaille à 90% avec des Vietnamiens, un Singapourien, un Belge, deux autres Français et des Américains. Nous n’avons pas le même rythme de travail, les mêmes capacités de communication ni la même priorisation des tâches. Il est important de prendre le temps de s’écouter, s’expliquer et se comprendre. C’est une leçon très importante qui me permet de gagner en assurance et de comprendre certains enjeux et prérequis du leadership en Asie. On ne manage pas une équipe Vietnamienne de la même manière qu’une équipe Française, la culture joue un grand rôle dans le travail d’équipe !

 

  • Raconte-nous une expérience loufoque qui t’est arrivée durant ton séjour international !

 

Je crois que mon séjour en lui-même se résume à « du grand n’importe quoi » mais dans le bon sens du terme ! Il n’y a pas un jour ou je ne me lève pas en me disant « qu’est-ce qu’il va m’arriver aujourd’hui ?» Je peux énumérer mes exploits sans problème : Je suis tombée de mon scooter, à l’arrêt, en plein milieu d’une rue piétonne ; je me suis faite attaquer par une poule alors que je me promenais tranquillement au marché ; j’ai voulu faire la maligne en sortant faire une balade sans mon parapluie et en 30 secondes top chrono je me suis transformée en une serpillière non essorée (la saison des pluies est folle par moments !) ; j’ai pleuré toute les larmes de mon corps dans un restaurant, devant des inconnus, parce que la nourriture était trop épicée, je suis tombée dans une grosse flaque au milieu de la route à cause de mon grand k-way de pluie …  Que devrais-je ajouter ?

 

La tenue de pluie Vietnamienne. A ne pas mettre entre les mains de toutes les fashionistas        

                           La fameuse poule du marché. Je l’ai finalement achetée pour un barbecue avec mes voisins, il ne fallait pas me chercher.

 

Ah oui, j’ai tenté les fast-food au Vietnam. Je voulais savoir si j’allais trouver des nouvelles recettes de nos fast-food préférés qu’on ne trouve nulle part ailleurs, alors je suis allée au KFC. On m’a servi mon poulet avec des couverts dans une petite assiette en verre, le tout sur un joli petit plateau, façon restaurant 4 étoiles. Je ne savais plus où me mettre, si c’était une blague ou si j’allais vraiment devoir manger mes tenders au couteau et à la fourchette. Ça, c’était traumatisant ! (rires)

Un KFC Vietnamien en bonne et due forme, âmes sensibles s’abstenir.

 

 

  • Penses-tu retourner là-bas un jour ?

 

Bien sûr que je retournerais là-bas ! En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je me suis fait des amis et un petit réseau. Le Vietnam est un pays en développement et il y a énormément de choses à faire. En France, avec 10 000 euros, on ne fait quasiment rien. Au Vietnam avec la même somme il est possible de monter un super business et si vous êtes doué et motivé, cela peut aller loin. Maintenant que je commence à comprendre comment les choses fonctionnent ici, il y définitivement des opportunités à saisir.

D’un point de vue autre que professionnel, le Vietnam fait réfléchir. Les gens sont simples, accueillants et vivent à leur propre rythme. La jeunesse est dynamique, fait la fête, sympathise avec tout le monde. D’un côté de la route des buildings luxueux et gigantesques se construisent et de l’autre côté une famille vit sous une tente aménagée.

J’ai vécu des situations difficiles par moments, personne ne pouvait me comprendre mais on a toujours cherché à m’aider et j’ai toujours trouvé des solutions. Je sors de cette expérience avec plus de maturité, de recul et je fais mieux la part des choses concernant ce qui est vraiment important et ce qui ne l’est pas.

Ici, les gens sont riches d’esprit. Moins ils sont riches et plus ils vous offrent.

 

Les meilleurs fruits de mer ne sont pas dans les restaurant 5 étoiles        

 

    L’oeuf foetus de canard, un délice si on oublie le visuel

 

 

Merci Alix pour cette superbe analyse de ton environnement professionnel et culturel ! Nous sentons que tu as passé un excellent moment là bas. Profite bien de la fin de ton été, et nous nous retrouvons à la rentrée !

Posté le: 28-09-2017